Jeudi 19 septembre 2013
Organisée dans l'amphithéâtre du centre Du Guesclin à partir de 19 h, l'assemblée générale de la communauté universitaire n'avait rien de commun. Ni par la thématique -dramatique- la perspective de la fermeture de l'antenne universitaire au 1er septembre 2014, ni par sa composition -étudiants, enseignants, quelques élèves et parents, personnels, journalistes, responsables politiques-, ni surtout par son déroulement.
Précédée par quatre interventions "institutionnelles", le vice-président du conseil d'administration Yann Bisiou, le sénateur-maire Raymond Couderc, le député de l'Hérault, Élie Aboud, et moi même, écoutés avec une attention et un respect rare, elle a pris véritablement sa dimension avec les interventions des représentants des étudiants et des étudiants eux-mêmes.
Courtois, combattifs, acérés et pleins d'un humour souvent noir, ceux-ci ont exprimé leur désarroi et leur désir de garder l'enseignement de qualité dont ils bénéficient.
Aux trois questions sur le déplacement, les ressources et les bourses, la forêt de bras dressés en disait long.
L'immense majorité n'a pas les moyens d'aller étudier ailleurs et se pose même des questions sur la viabilité de l'année en cours. L'heure tourne, l'amphi se vide. L'envie vous prend d'être à leurs côtés. Ils sont la France de demain, ils sont la France d'aujourd'hui.
Leur enseigner, c'est, étymologiquement, leur montrer la voie que eux, délibérément, individuellement, sauront prendre.
Je crois en eux, je crois en nous.
Michel Bourret, professeur des universités de première classe,
en charge de l'antenne biterroise de l'université Paul-Valéry Montpellier III